À peine sorti de ma voiture, j’entends la voix sonore de Patrice, planté devant son portail ouvert, me dire :
Patrice porte élégamment ses 76 ans.
Devant sa Mercedes décapotable rutilante, je remarque immédiatement sa paire d’Oxford, complétée par un chino beige et un polo bleu clair.
Une poignée de main ferme plus tard, je me retrouve déjà à l’intérieur de sa maison du quartier des Musiciens.
C’est la première fois que j’entre et je me suis imaginé ce que j’allais y trouver.
Je m’attends à du bois, une très légère odeur de suie d’une cheminée qui a trop servi cet hiver, des livres en bataille dans une bibliothèque ouverte qui couvre ses murs. Des colonnes de romans plantés ici et là qui attendent une place désespérément. Au milieu de la pièce, trônerait un immense bureau, en chêne massif, bien sûr, quelques feuilles de papier couleur crème contrastent sur un sous-main vert bouteille (so british) décoré de stylos de marque attendant d’être choisis.
Eh bien, j’ai tout faux !
Je me suis déjà beaucoup trompé dans ma vie, mais là, je suis aux antipodes de ce que j’avais imaginé.
Des meubles modernes.
Un intérieur ouvert.
Des couleurs vives.
De la lumière.
Et un seul petit carnet beige clair jonché sur la table de son séjour.
Mais avant de vous en parler, donnez-moi quelques minutes pour vous expliquer la raison de ma présence chez Patrice.
« Ça me fait plaisir de te voir ! »
Patrice porte élégamment ses 76 ans.
Devant sa Mercedes décapotable rutilante, je remarque immédiatement sa paire d’Oxford, complétée par un chino beige et un polo bleu clair.
Une poignée de main ferme plus tard, je me retrouve déjà à l’intérieur de sa maison du quartier des Musiciens.
C’est la première fois que j’entre et je me suis imaginé ce que j’allais y trouver.
Je m’attends à du bois, une très légère odeur de suie d’une cheminée qui a trop servi cet hiver, des livres en bataille dans une bibliothèque ouverte qui couvre ses murs. Des colonnes de romans plantés ici et là qui attendent une place désespérément. Au milieu de la pièce, trônerait un immense bureau, en chêne massif, bien sûr, quelques feuilles de papier couleur crème contrastent sur un sous-main vert bouteille (so british) décoré de stylos de marque attendant d’être choisis.
Eh bien, j’ai tout faux !
Je me suis déjà beaucoup trompé dans ma vie, mais là, je suis aux antipodes de ce que j’avais imaginé.
Des meubles modernes.
Un intérieur ouvert.
Des couleurs vives.
De la lumière.
Et un seul petit carnet beige clair jonché sur la table de son séjour.
Mais avant de vous en parler, donnez-moi quelques minutes pour vous expliquer la raison de ma présence chez Patrice.
Maxime Girardeau, ayant remporté le prix des lecteurs du Gujan Thrillers Festival en 2026 avec Mourir deux fois, un roman publié chez Bête Noire de Robert Laffont
Je suis passionné de thrillers et je ne suis pourtant jamais allé au Gujan Thrillers Festival.
J’ai du mal, encore aujourd’hui, à comprendre pourquoi.
Cet événement littéraire en est à sa 12ᵉ édition et est désormais parfaitement installé sur la scène des salons français consacrés au genre. Le Gujan Thrillers Festival, ce sont deux jours d’activités au port de Larros, des milliers de visiteurs attendus et des auteurs venus défendre leurs romans de l’année.
Mais derrière les rencontres, les dédicaces et les discussions avec le public, il y a une histoire plus confidentielle, celle des jurés.
Car avant qu’un auteur monte sur scène pour recevoir un prix, avant que son nom apparaisse sur un palmarès, il y a des lecteurs chargés de départager les romans.
Eh bien cette année, Patrice Vergès faisait partie de ces jurés.
La mission de son premier groupe de jurés : lire 24 thrillers (en un peu plus d’un mois) pour n’en retenir que cinq.
Un second jury composé d’une dizaine de passionnés a ensuite choisi le lauréat parmi ces finalistes.
En 2026, le prix des lecteurs du Gujan Thrillers Festival a été remporté par Maxime Girardeau avec Mourir deux fois, un roman publié chez Bête Noire de Robert Laffont
Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est ce travail invisible des jurés
Le thriller, j’adore ça. C’est environ 70 % de mes lectures et, à raison de quatre livres par mois, j’en ai forcément lu quelques-uns.
Si vous n’êtes pas familier du genre, laissez-moi vous résumer cela :
La différence avec le polar est que ce dernier est souvent centré sur le crime : on cherche à comprendre qui a fait quoi et pourquoi au long de sa lecture. On s’interroge sur le qui.
Le thriller lui nous interroge sur le quand. Quand la catastrophe que je sens arriver va-t-elle arriver et comment les personnages vont-ils tenter d’y échapper ? (Spoiler : ils n’y échappent pas)
Les mécaniques sont bien différentes.
Ce que j’apprécie le plus dans le genre thriller, c’est cette obligation permanente de s’adapter aux caractéristiques du lecteur. On ne tient pas en haleine une personne , des années 50, 70, 90 ou d’aujourd’hui avec les mêmes ressorts narratifs. Les peurs évoluent. Les codes changent. La manière de raconter aussi.
Bref, j’aime ce genre.
Je suis donc censé aimer ce festival alors pourquoi est-ce la première année où j’y mets les pieds ?
Et c’est en voyant Patrice s’approcher de moi, son carnet à la main que je pense avoir trouvé.
C’est certainement à cause du secret qui est fait autour des jurés…
J’ai du mal, encore aujourd’hui, à comprendre pourquoi.
Cet événement littéraire en est à sa 12ᵉ édition et est désormais parfaitement installé sur la scène des salons français consacrés au genre. Le Gujan Thrillers Festival, ce sont deux jours d’activités au port de Larros, des milliers de visiteurs attendus et des auteurs venus défendre leurs romans de l’année.
Mais derrière les rencontres, les dédicaces et les discussions avec le public, il y a une histoire plus confidentielle, celle des jurés.
Car avant qu’un auteur monte sur scène pour recevoir un prix, avant que son nom apparaisse sur un palmarès, il y a des lecteurs chargés de départager les romans.
Eh bien cette année, Patrice Vergès faisait partie de ces jurés.
La mission de son premier groupe de jurés : lire 24 thrillers (en un peu plus d’un mois) pour n’en retenir que cinq.
Un second jury composé d’une dizaine de passionnés a ensuite choisi le lauréat parmi ces finalistes.
En 2026, le prix des lecteurs du Gujan Thrillers Festival a été remporté par Maxime Girardeau avec Mourir deux fois, un roman publié chez Bête Noire de Robert Laffont
Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est ce travail invisible des jurés
Le thriller, j’adore ça. C’est environ 70 % de mes lectures et, à raison de quatre livres par mois, j’en ai forcément lu quelques-uns.
Si vous n’êtes pas familier du genre, laissez-moi vous résumer cela :
un thriller est un roman à suspense dont la tension narrative provoque des émotions fortes chez le lecteur.
La différence avec le polar est que ce dernier est souvent centré sur le crime : on cherche à comprendre qui a fait quoi et pourquoi au long de sa lecture. On s’interroge sur le qui.
Le thriller lui nous interroge sur le quand. Quand la catastrophe que je sens arriver va-t-elle arriver et comment les personnages vont-ils tenter d’y échapper ? (Spoiler : ils n’y échappent pas)
Les mécaniques sont bien différentes.
Ce que j’apprécie le plus dans le genre thriller, c’est cette obligation permanente de s’adapter aux caractéristiques du lecteur. On ne tient pas en haleine une personne , des années 50, 70, 90 ou d’aujourd’hui avec les mêmes ressorts narratifs. Les peurs évoluent. Les codes changent. La manière de raconter aussi.
Bref, j’aime ce genre.
Je suis donc censé aimer ce festival alors pourquoi est-ce la première année où j’y mets les pieds ?
Et c’est en voyant Patrice s’approcher de moi, son carnet à la main que je pense avoir trouvé.
C’est certainement à cause du secret qui est fait autour des jurés…
En effet, vous ne trouverez pas (ou tellement peu) d’informations sur les deux groupes de jurés qui officient pour le compte du Gujan Thrillers Festival.
Ce que l’on en sait c’est :
- que ce sont des lecteurs,
- qu’un appel à candidature est fait chaque année,
- que des personnes y souscrivent
- et finalement, la responsable du festival désigne les élus.
Elle en fait 2 groupes, les premiers devront sélectionner 5 finalistes sur une vingtaine de livres sélectionnés, le deuxième groupe désignera le vainqueur.
J’ai entendu dire que pour chaque groupe, il n’y avait jamais l’unanimité, évidemment, et qu’il y avait donc des discussions sur la désignation des meilleurs romans.
J’interroge Patrice à ce sujet :
Je lui demande de me montrer son carnet, il me rétorque :
Son carnet de notes à spirale semble chétif.
Patrice m’expliquera qu’il a déjà servi l’année dernière quand il faisait partie du groupe de jurés sélectionnant le finaliste et qu’il en a arraché les pages.
Il est composé ainsi :
- Une feuille par livre.
- Le titre souligné, l’auteur en dessous puis un lieu entre parenthèses.
- En dessous des avis lapidaires sur le style, le vocabulaire, les dialogues, le récit, les personnages puis quelques adjectifs qualificatifs.
- Enfin, un avis pour lui-même (par exemple « à relire une deuxième fois car histoire perverse ») et une note sur 20.
Patrice est un écrivain, 38 livres à son actif dont 12 thrillers (le plus vendu est Sale temps sur Arcachon chez l’éditeur Lucien Souny). Ancien journaliste spécialisé dans l’automobile, il a été essayeur de milliers de voitures. Passionné de cinéma, Patrice est LA personne qu’il faut inviter à vos soirées tant il est intarissable dans ses domaines de prédilection. D’une mémoire presque sans faille, il a assez d’anecdotes passionnantes pour en remplir plusieurs livres (Il en partage beaucoup sur sa page facebook).
Alors, j’avoue m’être beaucoup interrogé sur sa présence dans ce jury : est-ce que l’on peut avoir un avis de lecteur quand on est capable de décortiquer une mécanique narrative ? Quel plaisir peut on encore prendre à la lecture quand on détecte les ficelles d’une histoire ?
La réponse de Patrice sur ces sujets m’a surpris :
J’ai toujours aimé le partage des avis sur les livres (moins les critiques sur les auteurs), ce carnet secret de Patrice est un petite mine d’or d’informations qui pourrait parfaitement servir à un écrit plus long sur le sujet et j’imagine que les autres jurés aussi possèdent ce genre de petits carnets secrets non ?
Alors pourquoi tant de mystère ?
Pourquoi des carnets secrets de jurés cachés ?
J’ai lu ici et là que c’était pour « préserver leur tranquillité de lecteur » Dixit.
Moi je crois que c’est autre chose …
Ce que l’on en sait c’est :
- que ce sont des lecteurs,
- qu’un appel à candidature est fait chaque année,
- que des personnes y souscrivent
- et finalement, la responsable du festival désigne les élus.
Elle en fait 2 groupes, les premiers devront sélectionner 5 finalistes sur une vingtaine de livres sélectionnés, le deuxième groupe désignera le vainqueur.
J’ai entendu dire que pour chaque groupe, il n’y avait jamais l’unanimité, évidemment, et qu’il y avait donc des discussions sur la désignation des meilleurs romans.
J’interroge Patrice à ce sujet :
« Ma méthode est de consigner mes impressions et avis dans un carnet. Je suis très attaché à l’histoire, pour moi, un bon thriller, c’est d’abord une bonne histoire. Il y a certains livres de cette sélection qui me sont tombés des mains et c’est aussi cela qui est formidable dans ce festival, on ne nous demande que nos avis argumentés et le groupe décidera … mais quoi qu’il en soit, tous les sélectionnés au prix ont un mérite fou »
Je lui demande de me montrer son carnet, il me rétorque :
« Ok mais comprends bien que tu ne devineras pas qui a gagné cette année en lisant mes notes, tu n’y trouveras que mes avis. Sache aussi une chose, le gagnant 2026, n’est peut être pas l’auteur que j’aurais choisi, on est tous plus ou moins sensibles à certains sujets»
Son carnet de notes à spirale semble chétif.
Patrice m’expliquera qu’il a déjà servi l’année dernière quand il faisait partie du groupe de jurés sélectionnant le finaliste et qu’il en a arraché les pages.
Il est composé ainsi :
- Une feuille par livre.
- Le titre souligné, l’auteur en dessous puis un lieu entre parenthèses.
- En dessous des avis lapidaires sur le style, le vocabulaire, les dialogues, le récit, les personnages puis quelques adjectifs qualificatifs.
- Enfin, un avis pour lui-même (par exemple « à relire une deuxième fois car histoire perverse ») et une note sur 20.
Patrice est un écrivain, 38 livres à son actif dont 12 thrillers (le plus vendu est Sale temps sur Arcachon chez l’éditeur Lucien Souny). Ancien journaliste spécialisé dans l’automobile, il a été essayeur de milliers de voitures. Passionné de cinéma, Patrice est LA personne qu’il faut inviter à vos soirées tant il est intarissable dans ses domaines de prédilection. D’une mémoire presque sans faille, il a assez d’anecdotes passionnantes pour en remplir plusieurs livres (Il en partage beaucoup sur sa page facebook).
Alors, j’avoue m’être beaucoup interrogé sur sa présence dans ce jury : est-ce que l’on peut avoir un avis de lecteur quand on est capable de décortiquer une mécanique narrative ? Quel plaisir peut on encore prendre à la lecture quand on détecte les ficelles d’une histoire ?
La réponse de Patrice sur ces sujets m’a surpris :
« Sébastien, j’ai été ravi d’avoir été sélectionné et je prends beaucoup de plaisir à donner mon avis »
J’ai toujours aimé le partage des avis sur les livres (moins les critiques sur les auteurs), ce carnet secret de Patrice est un petite mine d’or d’informations qui pourrait parfaitement servir à un écrit plus long sur le sujet et j’imagine que les autres jurés aussi possèdent ce genre de petits carnets secrets non ?
Alors pourquoi tant de mystère ?
Pourquoi des carnets secrets de jurés cachés ?
J’ai lu ici et là que c’était pour « préserver leur tranquillité de lecteur » Dixit.
Moi je crois que c’est autre chose …
Je crois que cette discrétion évite surtout une question profonde : celle de la légitimité.
Légitimité de ceux qui pointent du doigt un vainqueur et indirectement des perdants.
Légitimité de la raison d’être même d’un tel concours.
Parce que l’on jette ces jurés un peu dans la gueule du loup non ?
On leur donne une responsabilité forte vis-à-vis des auteurs. Ils sont tous bénévoles et ont peu de temps pour tout lire.
Et on leur demande de juger.
Ce sont des lecteurs qui décident qu’un roman mérite davantage qu’un autre d’être mis en lumière.
Mais qui sont-ils ?
Quelle est leur expérience ?
Quels sont leurs critères ?
Qu’est-ce qui fait qu’un avis a suffisamment de valeur pour devenir un prix ?
A Festival de Cannes, personne ne se pose vraiment cette question. Les membres du jury sont connus, leurs parcours sont publics, leurs sensibilités participent même à l’intérêt du festival. Idem pour le Prix Goncourt.
Dans un prix littéraire composé de lecteurs, le choix est différent.
On se repose sur leurs sensations, impressions, leur affinité avec le sujet.
C’est là que le carnet de Patrice est évocateur.
En quelques pages, il montre qu’un juré ne lit pas simplement pour son plaisir. Il analyse, il compare, il argumente, il doute. Il transforme une émotion de lecteur en un avis construit.
Mais il rappelle aussi une évidence : un prix littéraire n’est jamais une vérité absolue.
C’est la rencontre entre une œuvre et le regard de ceux qui ont eu la responsabilité de la juger, à un moment donné et du haut de ce qu’ils sont humainement.
Légitimité de ceux qui pointent du doigt un vainqueur et indirectement des perdants.
Légitimité de la raison d’être même d’un tel concours.
Parce que l’on jette ces jurés un peu dans la gueule du loup non ?
On leur donne une responsabilité forte vis-à-vis des auteurs. Ils sont tous bénévoles et ont peu de temps pour tout lire.
Et on leur demande de juger.
Ce sont des lecteurs qui décident qu’un roman mérite davantage qu’un autre d’être mis en lumière.
Mais qui sont-ils ?
Quelle est leur expérience ?
Quels sont leurs critères ?
Qu’est-ce qui fait qu’un avis a suffisamment de valeur pour devenir un prix ?
A Festival de Cannes, personne ne se pose vraiment cette question. Les membres du jury sont connus, leurs parcours sont publics, leurs sensibilités participent même à l’intérêt du festival. Idem pour le Prix Goncourt.
Dans un prix littéraire composé de lecteurs, le choix est différent.
On se repose sur leurs sensations, impressions, leur affinité avec le sujet.
C’est là que le carnet de Patrice est évocateur.
En quelques pages, il montre qu’un juré ne lit pas simplement pour son plaisir. Il analyse, il compare, il argumente, il doute. Il transforme une émotion de lecteur en un avis construit.
Mais il rappelle aussi une évidence : un prix littéraire n’est jamais une vérité absolue.
C’est la rencontre entre une œuvre et le regard de ceux qui ont eu la responsabilité de la juger, à un moment donné et du haut de ce qu’ils sont humainement.
Le logiciel qui a détecter l’utilisation de l’IA dans le livre C’était ça oú mourir » d’Orélien Thélison a été utilisé sur cet article
Et depuis ce week-end et le scandale de l’affaire Thélison Orélien qui vient de se faire supprimer de la liste du Goncourt avec son roman C'était çà ou mourir soupçonné (euphémisme) d’être écrit par une IA, les avis subjectifs de nos jurés de salons littéraires locaux ont de l’importance face à tout un monde de l’édition ébranlé, un parterre de journalistes mondains parisiens honteux jusqu’aux auteurs de plateaux de télé, tous pris la main dans le sac pour avoir mis sur un piédestal un storytelling plutôt qu’un texte.
D’ailleurs, le Gujan Thrillers Festival devrait annoncer (ce n’est que mon idée) que tous les textes sélectionnés en 2027 seront passés au détecteur anti-IA pour la saison prochaine avant qu’un nouveau scandale ne pointe.
Cela montre à quel point nos jurés avec leurs carnets sont importants dans ce type d’événements, on n’a jamais eu autant besoin de franchise (dire la vérité), d’humilité (ne pas se prendre pour le Goncourt) et d’authenticité (que les avis des jurés soient en accord avec ce qu’ils sont et ce qu’ils aiment)
Bref des avis d’humains par des humains sans politiquement correct, ni effet de mode.
Je referme cette parenthèse d’actualité par une dernière question (et j’ai hâte de lire vos avis en commentaire) : faut-il davantage connaître ceux qui décernent les prix pour mieux comprendre la valeur du vainqueur ?
D’ailleurs, le Gujan Thrillers Festival devrait annoncer (ce n’est que mon idée) que tous les textes sélectionnés en 2027 seront passés au détecteur anti-IA pour la saison prochaine avant qu’un nouveau scandale ne pointe.
Cela montre à quel point nos jurés avec leurs carnets sont importants dans ce type d’événements, on n’a jamais eu autant besoin de franchise (dire la vérité), d’humilité (ne pas se prendre pour le Goncourt) et d’authenticité (que les avis des jurés soient en accord avec ce qu’ils sont et ce qu’ils aiment)
Bref des avis d’humains par des humains sans politiquement correct, ni effet de mode.
Je referme cette parenthèse d’actualité par une dernière question (et j’ai hâte de lire vos avis en commentaire) : faut-il davantage connaître ceux qui décernent les prix pour mieux comprendre la valeur du vainqueur ?









