Sous vos pieds, un autre Bassin respire. Invisible, silencieux, minéral.
Un monde où la marée ne monte jamais, où l’eau s’infiltre au lieu de s’étendre, où les traces du passé se terrent sous le sable.
Chaque dune, chaque pinède, chaque ruine raconte une version secrète du Bassin d’Arcachon, celle qu’aucun GPS ne veut afficher.
Un monde où la marée ne monte jamais, où l’eau s’infiltre au lieu de s’étendre, où les traces du passé se terrent sous le sable.
Chaque dune, chaque pinède, chaque ruine raconte une version secrète du Bassin d’Arcachon, celle qu’aucun GPS ne veut afficher.
On connaît le Bassin pour sa lumière, ses cabanes et son odeur d’iode.
Mais peu de gens savent qu’il existe un second territoire, souterrain ou effacé, tissé de galeries, de digues, de vestiges industriels et de fantômes d’ingénierie oubliée.
C’est ce Bassin caché que l’on explore aujourd’hui : sept lieux réels, disséminés entre sable et mémoire, qui rappellent que le Bassin n’a jamais été qu’un décor de carte postale mais bien un organisme vivant, complexe, et parfois déroutant.
Mais peu de gens savent qu’il existe un second territoire, souterrain ou effacé, tissé de galeries, de digues, de vestiges industriels et de fantômes d’ingénierie oubliée.
C’est ce Bassin caché que l’on explore aujourd’hui : sept lieux réels, disséminés entre sable et mémoire, qui rappellent que le Bassin n’a jamais été qu’un décor de carte postale mais bien un organisme vivant, complexe, et parfois déroutant.
1. Le bunker 502 à Arcachon : le ventre blindé de la ville
Bunkers 502 @Gironde Tourisme
Le Bunker 502 à Arcachon est un vestige de la Seconde Guerre mondiale construit en 1943 sous l'occupation allemande.
Situé sous l'Office de Tourisme d'Arcachon, ce bunker de 120 m² servait de central téléphonique militaire pour le réseau de communication civil et militaire, aidé par les PTT.
Il était construit sous terre pour être protégé des bombardements.
Le bunker a été découvert en 2015 après avoir été oublié depuis sa fermeture et arasement en 1946.
Le Groupement de Recherches Archéologiques du Mur de l'Atlantique et du Secteur Arcachon (GRAMASA) a mené les fouilles, puis un travail de valorisation patrimoniale a permis de le restaurer et d'en faire un site de visite.
Il propose une scénographie immersive et pédagogique permettant de mieux comprendre la vie et le rôle du bunker pendant la guerre.
Il est visité librement pour 2 euros, avec des visites guidées à 10 euros sur réservation, animées notamment par Marc Mentel, président du GRAMASA.
Le bunker abrite aussi un livret historique retraçant le contexte local de la Seconde Guerre mondiale.
Les horaires d'ouverture varient selon la saison, avec visite libre d'octobre à mars, et la possibilité de visites guidées certains jours comme le jeudi matin.
Le site relie le passé et le présent, et constitue un témoignage important du Mur de l'Atlantique et de l'histoire militaire à Arcachon.
ALLER AU BUNKER 502
➟ Adresse : 22 Boulevard du Général Leclerc 33120 ARCACHON
Situé sous l'Office de Tourisme d'Arcachon, ce bunker de 120 m² servait de central téléphonique militaire pour le réseau de communication civil et militaire, aidé par les PTT.
Il était construit sous terre pour être protégé des bombardements.
Le bunker a été découvert en 2015 après avoir été oublié depuis sa fermeture et arasement en 1946.
Le Groupement de Recherches Archéologiques du Mur de l'Atlantique et du Secteur Arcachon (GRAMASA) a mené les fouilles, puis un travail de valorisation patrimoniale a permis de le restaurer et d'en faire un site de visite.
Il propose une scénographie immersive et pédagogique permettant de mieux comprendre la vie et le rôle du bunker pendant la guerre.
Il est visité librement pour 2 euros, avec des visites guidées à 10 euros sur réservation, animées notamment par Marc Mentel, président du GRAMASA.
Le bunker abrite aussi un livret historique retraçant le contexte local de la Seconde Guerre mondiale.
Les horaires d'ouverture varient selon la saison, avec visite libre d'octobre à mars, et la possibilité de visites guidées certains jours comme le jeudi matin.
Le site relie le passé et le présent, et constitue un témoignage important du Mur de l'Atlantique et de l'histoire militaire à Arcachon.
ALLER AU BUNKER 502
➟ Adresse : 22 Boulevard du Général Leclerc 33120 ARCACHON
2. Domaine de Certes-Graveyron (Audenge) : le labyrinthe hydraulique
Le Domaine de Certes-Graveyron à Audenge est un espace naturel exceptionnel de 530 hectares situé sur le Bassin d’Arcachon, géré par le Conservatoire du Littoral et le département de la Gironde.
Initialement aménagé à partir de 1764 par le Marquis de Civrac pour la production de sel par le biais de vastes marais salants, il a été transformé au 19e siècle en bassins pour la pisciculture. Le domaine est caractérisé par ses digues, marais, prairies humides, et prés salés qui forment un paysage géométrique façonné par l’homme.
Le site est classé « Espace Naturel Sensible » et abrite une biodiversité riche avec plus de 336 espèces végétales, 253 oiseaux et 42 mammifères. Il est ouvert au public toute l’année avec accès libre, accueillant environ 120 000 visiteurs par an qui peuvent y emprunter sentiers de randonnée et observer la faune, notamment de nombreux oiseaux migrateurs comme les hérons cendrés et aigrettes.
Des visites guidées et animations naturalistes sont proposées pour mieux apprécier la richesse écologique du domaine.
Le Domaine de Certes comprend aussi le Château de Certes, construit au 18e siècle, partiellement restauré mais non ouvert au public.
Les bâtiments agricoles et dépendances sont utilisés pour la gestion écologique, un centre de soins pour oiseaux blessés et des activités de conservation scientifique.
ALLER AU Domaine de Certes-Graveyron
➟ Adresse : Avenue de Certes, 33980 Audenge
Initialement aménagé à partir de 1764 par le Marquis de Civrac pour la production de sel par le biais de vastes marais salants, il a été transformé au 19e siècle en bassins pour la pisciculture. Le domaine est caractérisé par ses digues, marais, prairies humides, et prés salés qui forment un paysage géométrique façonné par l’homme.
Le site est classé « Espace Naturel Sensible » et abrite une biodiversité riche avec plus de 336 espèces végétales, 253 oiseaux et 42 mammifères. Il est ouvert au public toute l’année avec accès libre, accueillant environ 120 000 visiteurs par an qui peuvent y emprunter sentiers de randonnée et observer la faune, notamment de nombreux oiseaux migrateurs comme les hérons cendrés et aigrettes.
Des visites guidées et animations naturalistes sont proposées pour mieux apprécier la richesse écologique du domaine.
Le Domaine de Certes comprend aussi le Château de Certes, construit au 18e siècle, partiellement restauré mais non ouvert au public.
Les bâtiments agricoles et dépendances sont utilisés pour la gestion écologique, un centre de soins pour oiseaux blessés et des activités de conservation scientifique.
ALLER AU Domaine de Certes-Graveyron
➟ Adresse : Avenue de Certes, 33980 Audenge
3. L’ancien sanatorium Armaingaud : les fantômes du souffle
L'Ancien Sanatorium Armaingaud, situé au Moulleau près d'Arcachon, a été inauguré en septembre 1888 à l'initiative du docteur Antoine-Arthur Armaingaud, un médecin engagé dans la lutte contre la tuberculose et la scrofule chez les enfants.
Le sanatorium, dans un grand parc boisé au bord de la mer, était destiné à accueillir des enfants malades souvent issus de milieux modestes, leur offrant un séjour climatique favorable à leur guérison, avec un confort hygiénique élevé et une alimentation adaptée.
Le sanatorium Armaingaud a commencé avec 40 lits et a pu accueillir jusqu'à 250 enfants, sous la direction médicale du Dr Armaingaud, qui vantait un taux de guérison d'environ 80% entre 1887 et 1896.
Le site comprenait plusieurs pavillons, dont le "pavillon Engremy" financé par un legs, ainsi que des bâtiments pour l'isolement des malades.
Malgré les avancées médicales, le sanatorium a aussi été un lieu controversé avec des témoignages évoquant des conditions difficiles et des épisodes de maltraitance.
Avec le temps, le sanatorium a évolué, devenant un préventorium catholique puis un centre hospitalier plus large.
Il se situe boulevard de la Côte d'Argent au Moulleau, à environ 3 kilomètres d'Arcachon, dans un cadre naturel propice à la convalescence.
ALLER À L’ANCIEN SANATORIUM ARMAINGAUD
➟ Adresse : 160 Boulevard de la Côte d'Argent, 33120 Arcachon.
Le sanatorium, dans un grand parc boisé au bord de la mer, était destiné à accueillir des enfants malades souvent issus de milieux modestes, leur offrant un séjour climatique favorable à leur guérison, avec un confort hygiénique élevé et une alimentation adaptée.
Le sanatorium Armaingaud a commencé avec 40 lits et a pu accueillir jusqu'à 250 enfants, sous la direction médicale du Dr Armaingaud, qui vantait un taux de guérison d'environ 80% entre 1887 et 1896.
Le site comprenait plusieurs pavillons, dont le "pavillon Engremy" financé par un legs, ainsi que des bâtiments pour l'isolement des malades.
Malgré les avancées médicales, le sanatorium a aussi été un lieu controversé avec des témoignages évoquant des conditions difficiles et des épisodes de maltraitance.
Avec le temps, le sanatorium a évolué, devenant un préventorium catholique puis un centre hospitalier plus large.
Il se situe boulevard de la Côte d'Argent au Moulleau, à environ 3 kilomètres d'Arcachon, dans un cadre naturel propice à la convalescence.
ALLER À L’ANCIEN SANATORIUM ARMAINGAUD
➟ Adresse : 160 Boulevard de la Côte d'Argent, 33120 Arcachon.
4. Le village ostréicole de L’Herbe
Le village ostréicole de L’Herbe, situé sur la presqu’île du Cap Ferret, incarne une tradition ancienne et vivante de l’ostréiculture, avec une histoire qui remonte au moins à 1878.
Ce village est le plus emblématique des neuf villages ostréicoles de Lège-Cap Ferret, et il est inscrit à l’inventaire des sites pittoresques de France.
Il est composé d’environ 75 cabanes, dont une part importante appartient aux familles historiques qui s’y sont installées au XIXe siècle.
Ces cabanes, construites en bois de pin souvent enduit d’huile pour résister aux intempéries et au sel marin, sont réparties en rues étroites aux couleurs vives, créant un décor vivant et authentique.
Le village ostréicole de L’Herbe n’est pas seulement un lieu de travail mais aussi un village de vie où les habitants, souvent ostréiculteurs de plusieurs générations, perpétuent un mode de vie unique lié à la mer et à l'élevage des huîtres.
Ces cabanes sont aujourd’hui à la fois des résidences principales pour les professionnels et des lieux de résidence temporaire, attribuées sous autorisations administratives aux nouveaux arrivants travaillant dans la mer.
Outre l’ostréiculture, le village attire de nombreux visiteurs grâce à son cadre exceptionnel, ses restaurants typiques de fruits de mer, et la fameuse Chapelle Algérienne de style mauresque qui témoigne de l’histoire locale.
Le village de L’Herbe est ainsi un joyau culturel et naturel du Cap Ferret, mêlant patrimoine, économie traditionnelle et tourisme.
ALLER AU VILLAGE DE L’HERBE
➟ Adresse : Village de l’Herbe, Presqu’île du Cap Ferret, 33950 Lège-Cap-Ferret.
Ce village est le plus emblématique des neuf villages ostréicoles de Lège-Cap Ferret, et il est inscrit à l’inventaire des sites pittoresques de France.
Il est composé d’environ 75 cabanes, dont une part importante appartient aux familles historiques qui s’y sont installées au XIXe siècle.
Ces cabanes, construites en bois de pin souvent enduit d’huile pour résister aux intempéries et au sel marin, sont réparties en rues étroites aux couleurs vives, créant un décor vivant et authentique.
Le village ostréicole de L’Herbe n’est pas seulement un lieu de travail mais aussi un village de vie où les habitants, souvent ostréiculteurs de plusieurs générations, perpétuent un mode de vie unique lié à la mer et à l'élevage des huîtres.
Ces cabanes sont aujourd’hui à la fois des résidences principales pour les professionnels et des lieux de résidence temporaire, attribuées sous autorisations administratives aux nouveaux arrivants travaillant dans la mer.
Outre l’ostréiculture, le village attire de nombreux visiteurs grâce à son cadre exceptionnel, ses restaurants typiques de fruits de mer, et la fameuse Chapelle Algérienne de style mauresque qui témoigne de l’histoire locale.
Le village de L’Herbe est ainsi un joyau culturel et naturel du Cap Ferret, mêlant patrimoine, économie traditionnelle et tourisme.
ALLER AU VILLAGE DE L’HERBE
➟ Adresse : Village de l’Herbe, Presqu’île du Cap Ferret, 33950 Lège-Cap-Ferret.
5. La forêt usagère de La Teste-de-Buch : les cicatrices du gemmage
La forêt usagère de La Teste-de-Buch, aussi appelée Grande Montagne de La Teste, est une pineraie-chênaie irrégulière vieille de près de 2 000 ans, située sur d'anciennes dunes fixées. Elle est la dernière forêt usagère en France et couvre environ 3 900 hectares au cœur de la commune de La Teste-de-Buch. Cette forêt a une histoire unique : ses propriétaires, appelés "ayants-pins", détiennent le monopole de l’exploitation de la résine de pin, tandis que les habitants des anciennes communes du captalat de Buch (La Teste, Gujan-Mestras) ont des droits d’usage sur le bois pour leurs besoins domestiques, sans être propriétaires des arbres.
Depuis le XVe siècle, ces droits d’usage sont régis par des règles appelées "baillettes et transactions", accordées par les seigneurs locaux (le Captal de Buch). Ces droits permettent notamment la collecte de la gemme (résine), la coupe de bois mort pour le chauffage, et le prélèvement de bois vert pour la construction sous conditions. C'est un système qui a connu des conflits entre propriétaires et usagers, mais qui a été maintenu au fil des siècles, garantissant la gestion traditionnelle et écologique du massif forestier.
Depuis la fin du gemmage dans les années 1970, la forêt est peu entretenue, ce qui a conduit à des incendies majeurs, notamment en 2022 qui a ravagé une grande partie du massif. Ce patrimoine forestier, culturel et naturel est protégé, avec des zones classées Natura 2000, espaces boisés à conserver, et sites classés. La gestion de cette forêt usagère reste un sujet de débat entre les différentes parties prenantes afin d'assurer sa préservation et son avenir dans le respect des droits d'usage et de la propriété.
Depuis le XVe siècle, ces droits d’usage sont régis par des règles appelées "baillettes et transactions", accordées par les seigneurs locaux (le Captal de Buch). Ces droits permettent notamment la collecte de la gemme (résine), la coupe de bois mort pour le chauffage, et le prélèvement de bois vert pour la construction sous conditions. C'est un système qui a connu des conflits entre propriétaires et usagers, mais qui a été maintenu au fil des siècles, garantissant la gestion traditionnelle et écologique du massif forestier.
Depuis la fin du gemmage dans les années 1970, la forêt est peu entretenue, ce qui a conduit à des incendies majeurs, notamment en 2022 qui a ravagé une grande partie du massif. Ce patrimoine forestier, culturel et naturel est protégé, avec des zones classées Natura 2000, espaces boisés à conserver, et sites classés. La gestion de cette forêt usagère reste un sujet de débat entre les différentes parties prenantes afin d'assurer sa préservation et son avenir dans le respect des droits d'usage et de la propriété.
6. Les écluses ostréicoles de l’Île aux Oiseaux : l’archéologie du goût
Les écluses ostréicoles de l’Île aux Oiseaux sont un élément important de l’organisation de l’ostréiculture dans le bassin d'Arcachon. Leur rôle principal est de gérer la circulation de l’eau entre les parcs ostréicoles, permettant de maintenir des conditions optimales pour la croissance des huîtres, tout en régulant l’eau en fonction des marées et des besoins des exploitations ostréicoles.
Origine et fonctionnement
Les écluses ont été conçues pour faciliter le balancement des eaux entre la mer et les parcs à huîtres installés dans les eaux peu profondes de la baie. Elles sont généralement construites en pierre ou en bois, dotées de portes qui s’ouvrent ou se ferment selon la marée, afin d’isoler ou de connecter les parcs ostréicoles à la mer. Ces ouvrages permettent aussi de limiter la force des vagues et de protéger les élevages lors de tempêtes ou de fortes marées, tout en évitant le déchaussement des parcs ou leur dégradation.
Historique
L’usage des écluses dans l’ostréiculture du Bassin d'Arcachon remonte au XIXe siècle, lorsque la croissance rapide de l’industrie ostréicole a nécessité des moyens techniques pour mieux gérer l’eau dans cet environnement souvent changeant. Leur architecture et leur organisation ont évolué pour s’adapter aux particularités du bassin et à l’architecture traditionnelle locale, principalement composées de petites constructions en pierre ou en bois.
Situation aujourd’hui
Les écluses restent un élément clé dans le système d’exploitation ostréicole, en particulier sur l’Île aux Oiseaux, qui est un site naturel et économique protégé, avec de nombreux parcs ostréicoles entourant l’île. Leur gestion fait partie intégrante des pratiques durables pour préserver cette activité ancestrale tout en protégeant l’écosystème fragile du Bassin d’Arcachon.
Adresse pour contact ou visite
Les structures liées à l’ostréiculture, y compris celles des écluses, sont gérées principalement par les associations ostréicoles et le Conservatoire du Littoral, situés dans la région d’Arcachon et au Cap Ferret. Pour des informations spécifiques ou visites, contacter la Mairie de La Teste-de-Buch ou le syndicat local d’ostréiculture est recommandé.
Origine et fonctionnement
Les écluses ont été conçues pour faciliter le balancement des eaux entre la mer et les parcs à huîtres installés dans les eaux peu profondes de la baie. Elles sont généralement construites en pierre ou en bois, dotées de portes qui s’ouvrent ou se ferment selon la marée, afin d’isoler ou de connecter les parcs ostréicoles à la mer. Ces ouvrages permettent aussi de limiter la force des vagues et de protéger les élevages lors de tempêtes ou de fortes marées, tout en évitant le déchaussement des parcs ou leur dégradation.
Historique
L’usage des écluses dans l’ostréiculture du Bassin d'Arcachon remonte au XIXe siècle, lorsque la croissance rapide de l’industrie ostréicole a nécessité des moyens techniques pour mieux gérer l’eau dans cet environnement souvent changeant. Leur architecture et leur organisation ont évolué pour s’adapter aux particularités du bassin et à l’architecture traditionnelle locale, principalement composées de petites constructions en pierre ou en bois.
Situation aujourd’hui
Les écluses restent un élément clé dans le système d’exploitation ostréicole, en particulier sur l’Île aux Oiseaux, qui est un site naturel et économique protégé, avec de nombreux parcs ostréicoles entourant l’île. Leur gestion fait partie intégrante des pratiques durables pour préserver cette activité ancestrale tout en protégeant l’écosystème fragile du Bassin d’Arcachon.
Adresse pour contact ou visite
Les structures liées à l’ostréiculture, y compris celles des écluses, sont gérées principalement par les associations ostréicoles et le Conservatoire du Littoral, situés dans la région d’Arcachon et au Cap Ferret. Pour des informations spécifiques ou visites, contacter la Mairie de La Teste-de-Buch ou le syndicat local d’ostréiculture est recommandé.
7. La Chapelle Algérienne
La chapelle algérienne, officiellement nommée chapelle Sainte-Marie-du-Cap, est le seul vestige restant du vaste domaine dit "Villa Algérienne", construit entre 1865 et 1885 par Léon Lesca, un entrepreneur de travaux publics originaire de La Teste-de-Buch. Ce domaine, situé aujourd'hui dans le village de l’Herbe à Lège-Cap-Ferret, était alors un territoire sauvage et désertique. Léon Lesca y fit édifier une villa de style néo-mauresque, inspirée par son séjour en Algérie, entourée d'un parc exotique de 25 hectares avec des espèces rares comme le mimosa, le yucca, des palmiers, des cèdres du Liban et des cactus.
La chapelle fut construite en 1885 par l'architecte Eugène Ormières dans un style mêlant influences mauresques et chrétiennes, avec un clocher associant une croix et un croissant de lune, des carreaux de céramique aux motifs géométriques et floraux, ainsi que des arcs outrepassés polylobés. Elle fut bénie le 8 septembre 1885 et resta longtemps le seul lieu de culte de la presqu'île, desservie par l’abbé Noailles.
La Villa Algérienne elle-même a été détruite en 1965 sous la pression immobilière, mais la chapelle persiste comme monument historique depuis 2008, appartenant aujourd’hui à la ville de Lège-Cap-Ferret, toujours en usage pour le culte catholique. Autour de la villa, Léon Lesca développa un domaine comprenant une école, des réservoirs à poissons, un vignoble, une jetée, des maisons pour son personnel et des parcs à huîtres. Ce lieu témoigne de l’empreinte marquante de Léon Lesca sur le développement et l’histoire du Cap Ferret
La chapelle fut construite en 1885 par l'architecte Eugène Ormières dans un style mêlant influences mauresques et chrétiennes, avec un clocher associant une croix et un croissant de lune, des carreaux de céramique aux motifs géométriques et floraux, ainsi que des arcs outrepassés polylobés. Elle fut bénie le 8 septembre 1885 et resta longtemps le seul lieu de culte de la presqu'île, desservie par l’abbé Noailles.
La Villa Algérienne elle-même a été détruite en 1965 sous la pression immobilière, mais la chapelle persiste comme monument historique depuis 2008, appartenant aujourd’hui à la ville de Lège-Cap-Ferret, toujours en usage pour le culte catholique. Autour de la villa, Léon Lesca développa un domaine comprenant une école, des réservoirs à poissons, un vignoble, une jetée, des maisons pour son personnel et des parcs à huîtres. Ce lieu témoigne de l’empreinte marquante de Léon Lesca sur le développement et l’histoire du Cap Ferret
Sous chaque villa, sous chaque sentier de sable, le Bassin chuchote.
Il n’a jamais cessé de se construire, de se réparer, de se cacher. Et si l’on tend l’oreille vraiment on entend encore ce murmure : celui d’un territoire qui n’a pas fini de se révéler.
Il n’a jamais cessé de se construire, de se réparer, de se cacher. Et si l’on tend l’oreille vraiment on entend encore ce murmure : celui d’un territoire qui n’a pas fini de se révéler.


