Un joli point de vue à Arcachon
J’aime beaucoup cet endroit, particulièrement sous la lumière du matin. Situé à l’ouest de la plage centrale d’Arcachon, cette place est très accessible, avec des parking pour se garer non loin.
- A droite, vue sur la plage centrale d’Arcachon, au loin la jetée Thiers.
- En face le bassin et la presqu’île de Lège Cap Ferret.
- A gauche, la jetée de la chapelle des marins
Son histoire
Historiquement, il y avait la jetée Legallais ici.
L’histoire de la jetée Legallais ressemble un peu à ces vieux romans d’aventure qu’on retrouve dans une bibliothèque de famille, couverts de sel et de sable.
En 1811, François Legallais, aventurier au long cours, croise la route d’une riche Testerine qu’il épouse. Avec la dot, il ne s’achète ni château ni équipage extravagant.
Non. Il fait quelque chose de beaucoup plus visionnaire : en 1823, il crée à l’est d’Eyrac le premier hôtel de bains de mer du Bassin d’Arcachon.
À une époque où l’on venait encore ici davantage pour les huîtres que pour les vacances.
La jetée qui porte aujourd’hui son nom sera construite bien plus tard, en 1898, dans le prolongement de la rue Legallais.
Mais sur le Bassin, rien n’est jamais totalement immobile.
La mer a plusieurs fois décidé de reprendre l’ouvrage. Tempêtes de 1905, puis de 1919 : la jetée est emportée, reconstruite, puis encore malmenée.
Une existence très bassinienne finalement.
Un mélange de panache, d’obstination… et de vents d’ouest.
Elle servira même un temps de point de départ aux régates, profitant de la proximité du Grand Hôtel et de ses élégants estivants venus jouer aux marins le temps d’une saison.
Puis en 1936, la jetée change de destin.
Incorporée au boulevard-promenade, elle devient un épi de protection contre les courants.
Comme si ce lieu né pour regarder le large avait finalement été chargé de protéger la côte.
Une drôle de trajectoire, tout de même.
L’histoire de la jetée Legallais ressemble un peu à ces vieux romans d’aventure qu’on retrouve dans une bibliothèque de famille, couverts de sel et de sable.
En 1811, François Legallais, aventurier au long cours, croise la route d’une riche Testerine qu’il épouse. Avec la dot, il ne s’achète ni château ni équipage extravagant.
Non. Il fait quelque chose de beaucoup plus visionnaire : en 1823, il crée à l’est d’Eyrac le premier hôtel de bains de mer du Bassin d’Arcachon.
À une époque où l’on venait encore ici davantage pour les huîtres que pour les vacances.
La jetée qui porte aujourd’hui son nom sera construite bien plus tard, en 1898, dans le prolongement de la rue Legallais.
Mais sur le Bassin, rien n’est jamais totalement immobile.
La mer a plusieurs fois décidé de reprendre l’ouvrage. Tempêtes de 1905, puis de 1919 : la jetée est emportée, reconstruite, puis encore malmenée.
Une existence très bassinienne finalement.
Un mélange de panache, d’obstination… et de vents d’ouest.
Elle servira même un temps de point de départ aux régates, profitant de la proximité du Grand Hôtel et de ses élégants estivants venus jouer aux marins le temps d’une saison.
Puis en 1936, la jetée change de destin.
Incorporée au boulevard-promenade, elle devient un épi de protection contre les courants.
Comme si ce lieu né pour regarder le large avait finalement été chargé de protéger la côte.
Une drôle de trajectoire, tout de même.
Les épis de protection
Les anciens du Bassin avaient peut-être moins de PowerPoint que nous. Mais ils comprenaient la mer avec une intelligence redoutable.
Pour empêcher les plages de disparaître sous l’effet des courants et des tempêtes, ils avaient inventé un système aussi rustique qu’efficace : les épis de protection.
De longues rangées de troncs de pins plantés serrés les uns contre les autres, perpendiculairement au rivage. Une sorte de peigne géant fiché dans le sable pour calmer les humeurs du Bassin.
Le principe était presque paysan dans sa simplicité. L’épi ralentissait le courant, retenait le sable, et forçait l’eau à creuser plus loin son chenal. Pas besoin d’ingénieurs en costume anthracite. Quelques pins, du bon sens… et une connaissance intime des marées.
Et puis surtout : rien ne se perdait.
Quand les forestiers éclaircissaient les parcelles de pins car on en plantait volontairement beaucoup trop les plus fins devenaient des “pignots” pour les parcs ostréicoles.
Les plus robustes terminaient leur carrière dans les épis.
Le reste partait à Facture, à La Cellulose du Pin, pour fabriquer du papier.
Une économie circulaire avant même que le mot existe.
Très honnêtement, nos ancêtres avaient parfois un siècle d’avance sous leurs sabots.
Puis un jour, l’esthétique moderne a décidé que les longues plages bien lisses étaient plus jolies.
Alors on a supprimé les épis.
La mer, elle, n’a pas signé le projet.
Le sable est parti presque aussitôt.
Cela nous oblige à chaque printemps, de recharger artificiellement les plages avec des tonnes de sable pompées ailleurs grâce à des bateaux suceurs. Une opération coûteuse qu’il faut recommencer encore et encore.
Pour empêcher les plages de disparaître sous l’effet des courants et des tempêtes, ils avaient inventé un système aussi rustique qu’efficace : les épis de protection.
De longues rangées de troncs de pins plantés serrés les uns contre les autres, perpendiculairement au rivage. Une sorte de peigne géant fiché dans le sable pour calmer les humeurs du Bassin.
Le principe était presque paysan dans sa simplicité. L’épi ralentissait le courant, retenait le sable, et forçait l’eau à creuser plus loin son chenal. Pas besoin d’ingénieurs en costume anthracite. Quelques pins, du bon sens… et une connaissance intime des marées.
Et puis surtout : rien ne se perdait.
Quand les forestiers éclaircissaient les parcelles de pins car on en plantait volontairement beaucoup trop les plus fins devenaient des “pignots” pour les parcs ostréicoles.
Les plus robustes terminaient leur carrière dans les épis.
Le reste partait à Facture, à La Cellulose du Pin, pour fabriquer du papier.
Une économie circulaire avant même que le mot existe.
Très honnêtement, nos ancêtres avaient parfois un siècle d’avance sous leurs sabots.
Puis un jour, l’esthétique moderne a décidé que les longues plages bien lisses étaient plus jolies.
Alors on a supprimé les épis.
La mer, elle, n’a pas signé le projet.
Le sable est parti presque aussitôt.
Cela nous oblige à chaque printemps, de recharger artificiellement les plages avec des tonnes de sable pompées ailleurs grâce à des bateaux suceurs. Une opération coûteuse qu’il faut recommencer encore et encore.
De jetée Legallais à l’épi Legallais
L’épi Legallais d’aujourd’hui est donc une évolution moderne de nos anciens épis de protection en pin en avancée en dur dans le bassin pour protéger la plage centrale d’Arcachon bien rectiligne pour Instagram.
Ca marche… un peu.
Ca marche… un peu.


