Contexte
Quand Sébastien Juge, diffuseur pour les éditions Terre de l’Ouest, m’a proposé de découvrir L’Or maudit des pins de Laurent Bailly-Barthez, je savais déjà que je n’allais probablement pas ouvrir un simple roman.
Depuis plusieurs mois, nos échanges m’ont conduit à explorer des récits qui racontent le Bassin d’Arcachon et les territoires voisins autrement : par leurs cicatrices, leurs mystères et les destins de ceux qui les ont façonnés.
Après Nid d’espions à Arcachon de Charles Fuster, Arcachon, l’appel du large du même auteur, ou encore Le photographe de l’empereur de Nathalie Pinard de Puyjoulon, une même ligne se dessine : les plus belles histoires locales sont souvent celles que l’on ne voit plus.
Mais une règle demeure.
Je ne parle jamais d’un livre uniquement parce qu’on me l’a confié. Je parle d’un livre lorsqu’il m’a donné envie de transmettre quelque chose.
Si vous lisez ces quelques lignes, vous avez déjà compris que L’Or maudit des pins appartient à cette catégorie.
Depuis plusieurs mois, nos échanges m’ont conduit à explorer des récits qui racontent le Bassin d’Arcachon et les territoires voisins autrement : par leurs cicatrices, leurs mystères et les destins de ceux qui les ont façonnés.
Après Nid d’espions à Arcachon de Charles Fuster, Arcachon, l’appel du large du même auteur, ou encore Le photographe de l’empereur de Nathalie Pinard de Puyjoulon, une même ligne se dessine : les plus belles histoires locales sont souvent celles que l’on ne voit plus.
Mais une règle demeure.
Je ne parle jamais d’un livre uniquement parce qu’on me l’a confié. Je parle d’un livre lorsqu’il m’a donné envie de transmettre quelque chose.
Si vous lisez ces quelques lignes, vous avez déjà compris que L’Or maudit des pins appartient à cette catégorie.
L’or maudit des Pins, entre Landes et Gironde, entre 44 et 54, entre sève et pétrole, entre le bien et le mal
Laurent Bailly-Barthez, auteur de L’or maudit des Pins
Il existe des territoires qui gardent mieux les secrets que les hommes. Les Landes sont de ceux-là.
Pendant des décennies, leurs pins ont livré leur richesse : une résine blanche devenue l’or d’un peuple de gemmeurs.
Puis, au milieu du XXe siècle, on a commencé à creuser sous les racines pour chercher une autre fortune : l’or noir.
Mais quand on creuse la terre, on ne sait pas tout ce qui en ressortira
Avec L’Or maudit des pins, son premier roman, Laurent Bailly-Barthez, Landais d’adoption, signe un thriller historique où les strates du sol semblent s’aligner avec les strates de l’Histoire.
Pendant des décennies, leurs pins ont livré leur richesse : une résine blanche devenue l’or d’un peuple de gemmeurs.
Puis, au milieu du XXe siècle, on a commencé à creuser sous les racines pour chercher une autre fortune : l’or noir.
Mais quand on creuse la terre, on ne sait pas tout ce qui en ressortira
Avec L’Or maudit des pins, son premier roman, Laurent Bailly-Barthez, Landais d’adoption, signe un thriller historique où les strates du sol semblent s’aligner avec les strates de l’Histoire.
➤ En surface : la découverte et l’exploitation du pétrole dans les Landes.
➤ En profondeur : les blessures encore ouvertes de l’Occupation, les compromis, les silences et les comptes qui n’ont jamais vraiment été réglés.
Deux personnages au cœur d’une histoire où personne n’est totalement innocent
Au centre de cette histoire, deux personnages que tout semble opposer.
D’abord Joséphine Denis.
Une femme de caractère dans un monde qui n’attendait pas forcément les femmes à cette place. Très jeune, elle prend la direction de l’entreprise familiale, propriétaire terrienne et exploitante des forêts de pins.
Une femme qui avance, qui construit, qui refuse de regarder les obstacles comme des murs.
Mais la guerre transforme les certitudes en zones grises.
Pendant l’Occupation, Joséphine collabore avec l’ennemi en fournissant les moyens nécessaires à la construction du Mur de l’Atlantique. Dans le même temps, elle aide également la Résistance.
À la Libération, cette ambivalence lui vaut d’être jugée et de connaître la prison.
Une trajectoire impossible à résumer en un simple mot.
Héroïne ? Coupable ? Opportuniste ? Survivante ?
Joséphine coche plusieurs cases à la fois et c’est en cela, qu’elle est intéressante à découvrir au fil des pages.
D’abord Joséphine Denis.
Une femme de caractère dans un monde qui n’attendait pas forcément les femmes à cette place. Très jeune, elle prend la direction de l’entreprise familiale, propriétaire terrienne et exploitante des forêts de pins.
Une femme qui avance, qui construit, qui refuse de regarder les obstacles comme des murs.
Mais la guerre transforme les certitudes en zones grises.
Pendant l’Occupation, Joséphine collabore avec l’ennemi en fournissant les moyens nécessaires à la construction du Mur de l’Atlantique. Dans le même temps, elle aide également la Résistance.
À la Libération, cette ambivalence lui vaut d’être jugée et de connaître la prison.
Une trajectoire impossible à résumer en un simple mot.
Héroïne ? Coupable ? Opportuniste ? Survivante ?
Joséphine coche plusieurs cases à la fois et c’est en cela, qu’elle est intéressante à découvrir au fil des pages.
Klebster, l’homme capable de franchir les limites
Face à elle, Klebster.
Un homme au passé sulfureux, ancien homme de main de Joséphine, qu’elle rappelle dix ans après la guerre lorsque des menaces commencent à peser sur sa famille.
Le choix est révélateur : pour protéger les siens, Joséphine fait appel à celui qui connaît ses secrets les plus sombres.
Un homme capable d’aller là où la morale ordinaire refuse parfois de mettre les pieds.
Klebster n’ignore rien du passé de Joséphine. Il connaît ses contradictions, ses arrangements avec l’Histoire, ses parts d’ombre.
Mais il connaît aussi sa détermination.
Alors qu’une menace vise son frère et sa sœur, il va devoir découvrir qui cherche à détruire cette famille… et pourquoi.
Un homme au passé sulfureux, ancien homme de main de Joséphine, qu’elle rappelle dix ans après la guerre lorsque des menaces commencent à peser sur sa famille.
Le choix est révélateur : pour protéger les siens, Joséphine fait appel à celui qui connaît ses secrets les plus sombres.
Un homme capable d’aller là où la morale ordinaire refuse parfois de mettre les pieds.
Klebster n’ignore rien du passé de Joséphine. Il connaît ses contradictions, ses arrangements avec l’Histoire, ses parts d’ombre.
Mais il connaît aussi sa détermination.
Alors qu’une menace vise son frère et sa sœur, il va devoir découvrir qui cherche à détruire cette famille… et pourquoi.
Quand l’or noir réveille les fantômes du passé
Qui en veut à Joséphine Denis ?
Est-ce une vengeance liée à l’Occupation ?
Une conséquence des secrets enfouis pendant dix ans ?
Ou une lutte autour de cette nouvelle richesse qui attire toutes les convoitises : le pétrole de Parentis ?
L’Or maudit des pins rappelle que les fortunes ne naissent jamais seules. Elles arrivent toujours accompagnées de leurs fantômes.
Et dans les Landes de 1954, tandis que certains regardent avec fascination les premiers puits de pétrole, d’autres savent qu’une autre matière beaucoup plus dangereuse dort encore sous les pins : le passé, jamais assez profondément enterré.
Est-ce une vengeance liée à l’Occupation ?
Une conséquence des secrets enfouis pendant dix ans ?
Ou une lutte autour de cette nouvelle richesse qui attire toutes les convoitises : le pétrole de Parentis ?
L’Or maudit des pins rappelle que les fortunes ne naissent jamais seules. Elles arrivent toujours accompagnées de leurs fantômes.
Et dans les Landes de 1954, tandis que certains regardent avec fascination les premiers puits de pétrole, d’autres savent qu’une autre matière beaucoup plus dangereuse dort encore sous les pins : le passé, jamais assez profondément enterré.
A la loupe
Permettez moi de vous partager une bonne feuille de l’ouvrage à propos des tondues de la Libération.