Impressionnant réensablement au Pyla : le sable revient… la vigilance aussi

Rédigé le Lundi 19 Janvier 2026 à 08:00 Mis à jour le Vendredi 16 Janvier 2026



Réensablement au Pyla : le sable revient… la vigilance aussi

Réensablement sur le bassin d’Arcachon

Depuis le 10 janvier 2026, le SIBA a relancé une opération de réensablement des plages du Pyla-sur-Mer, avec des interventions prévues jusqu’à fin février. Les travaux impliquent une phase de dragage (prélèvement) et une phase de refoulement (re-dépôt) sur le littoral. (TVBA)
  Une mécanique bien huilée… depuis vingt ans
Le principe est devenu un “classique” local : du sable est prélevé sur le flanc Est du banc de Bernet, puis redéposé sur plusieurs kilomètres de côte au Pyla. En 2026, le linéaire concerné s’étend de l’encoche dunaire jusqu’à l’avenue des Vendangeurs (environ 4 km). (TVBA)

Objectif : amortir la houle, stabiliser l’estran et maintenir une plage “fonctionnelle” face à l’érosion. (TVBA)
Côté volumes, l’opération 2026 prévoit environ 170 000 m³ de sable apportés. (TVBA)

À titre de repère historique, le “grand réensablement” de 2003 évoqué dans les suivis scientifiques portait sur 1,1 million de m³ sur plus de 3,2 km. (SIBA)
  Ce que ça change sous l’eau (et pourquoi il faut suivre)
Le point sensible, ce n’est pas la carte postale : c’est le fond. Les études de suivi menées sur le secteur (banc de Bernet / chenal du Pyla / estran) montrent que les impacts sur la macrofaune benthique (la faune qui vit dans et sur le sable) sont visibles juste après travaux, mais généralement jugés de faible intensité et de faible durée à court terme, avec un “noyau” d’espèces de sables moyens qui reste présent. (SIBA)

En revanche, sur la période 2003–2025, les rapports signalent une légère baisse de plusieurs indicateurs (abondance, biomasse, richesse spécifique) sur le long terme, même si la temporalité n’explique qu’une partie de la tendance observée (autrement dit : ce n’est pas un verdict simple “c’est le réensablement”, mais ce n’est pas non plus “circulez, rien à voir”). (SIBA)

Autre point à ne pas oublier : le bruit sous-marin. Le SIBA a aussi documenté l’empreinte acoustique des opérations de réensablement et les effets potentiels sur les espèces présentes dans le Bassin. (SIBA)
  Les marqueurs à surveiller de près
Les suivis environnementaux décrits dans les rapports portent notamment sur : la granulométrie (taille des grains) et la part d’éléments fins, car un sable “trop fin” n’a pas les mêmes effets sur les milieux ; (SIBA) la macrofaune et la mégafaune benthiques, via prélèvements standardisés (benne, drague) ; (SIBA) et, plus largement dans le Bassin, les habitats sensibles (ex. herbiers de zostères), qui sont suivis / cartographiés par les acteurs publics à différentes échelles. (Parc naturel marin | Bassin d'Arcachon)
 
En clair : le réensablement est une réponse technique éprouvée contre l’érosion au Pyla, mais c’est aussi une intervention lourde sur un milieu vivant. La technique est rodée ; la surveillance, elle, doit rester au même niveau d’exigence—parce que sous le sable, ce sont des équilibres qui se jouent. (SIBA)

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