AirBnB limité à 90 jours sur le bassin d’Arcachon depuis 2025
On nous l’a présenté comme une avancée.
Une décision courageuse.
Presque une victoire.
Limiter Airbnb à 90 jours par an sur certaines communes du Bassin d’Arcachon.
Enfin une réponse à la crise du logement, nous dit-on.
J’aimerais y croire.
Mais plus je regarde le sujet de près, plus un doute s’installe.
Et si on venait surtout de désigner un coupable pratique, sans traiter le vrai problème ?
Un chiffre qui rassure. Trop.
90 jours, c’est clair.
C’est simple.
C’est facilement compréhensible.
Et c’est précisément pour ça que ça fonctionne si bien dans l’opinion.
Sauf qu’il y a un détail que peu de gens rappellent :
👉 cette limitation concerne essentiellement les résidences principales.
Pas les résidences secondaires.
Pas les logements achetés pour dormir 10 semaines par an.
Pas les biens vides le reste du temps.
Autrement dit :
on limite surtout ceux qui vivent ici… pas ceux qui ont transformé le Bassin en produit d’investissement.
Le vrai sujet n’est pas Airbnb. C’est l’absence d’habitants.
Sur le Bassin d’Arcachon, certaines communes dépassent aujourd’hui 60 % de résidences secondaires.
Des maisons fermées dix mois sur douze.
Des volets clos, des rues silencieuses hors saison.
Le paradoxe est cruel :
le territoire est plein de logements…
mais vide de vies permanentes.
On ne manque pas de murs.
On manque de gens.
Quand le Bassin n’arrive plus à loger ceux qui le font tourner
Ces derniers mois, j’ai entendu la même histoire, encore et encore.
Une infirmière contrainte d’habiter à 40 minutes.
Un saisonnier qu’on peine à recruter.
Un commerçant qui réduit ses horaires faute de personnel.
Un professeur qui refuse un poste faute de logement accessible.
Et à chaque fois, la même phrase tombe :
« Ici, c’est devenu impossible de vivre normalement. »
Pas impossible de venir.
Impossible de rester.
Airbnb, le coupable idéal
Airbnb coche toutes les cases : visible international facile à nommer facile à attaquer
C’est rassurant de croire qu’un bouton à tourner suffira à régler le problème.
Mais limiter Airbnb à 90 jours sans traiter la masse des résidences secondaires,
c’est un peu comme écoper un bateau en oubliant la brèche.
Ça donne l’impression d’agir.
Sans vraiment changer la trajectoire.
Le Bassin ne manque pas de logements. Il manque de logements habités.
C’est là que le débat devient inconfortable.
Parce que le sujet n’est plus une plateforme.
Il devient politique.
Collectif.
Structurel.
Fiscalité des résidences secondaires.
Règles claires à l’échelle du Bassin, pas commune par commune.
Capacité réelle de contrôle, pas seulement des annonces.
Et surtout : une question simple, mais explosive.
👉 Qui a encore le droit d’habiter là où tout le monde veut venir ?
Réguler, oui. Désigner un bouc émissaire, non.
Limiter les abus est nécessaire.
Mais faire croire qu’une mesure symbolique réglera un problème profond, c’est dangereux.
Parce qu’un jour, on se réveillera avec : un territoire magnifique très rentable très fréquenté … mais sans ceux qui le font vivre au quotidien.
Et vous ?
Vous avez dû quitter le Bassin pour vous loger ailleurs ?
Vous avez renoncé à recruter faute de logement ?
Vous voyez votre commune se transformer hors saison ?
Racontez un fait précis : un lieu un chiffre une conséquence
Pas un coup de colère.
Un morceau de réel.
J’ai hâte de lire votre histoire !
Une décision courageuse.
Presque une victoire.
Limiter Airbnb à 90 jours par an sur certaines communes du Bassin d’Arcachon.
Enfin une réponse à la crise du logement, nous dit-on.
J’aimerais y croire.
Mais plus je regarde le sujet de près, plus un doute s’installe.
Et si on venait surtout de désigner un coupable pratique, sans traiter le vrai problème ?
Un chiffre qui rassure. Trop.
90 jours, c’est clair.
C’est simple.
C’est facilement compréhensible.
Et c’est précisément pour ça que ça fonctionne si bien dans l’opinion.
Sauf qu’il y a un détail que peu de gens rappellent :
👉 cette limitation concerne essentiellement les résidences principales.
Pas les résidences secondaires.
Pas les logements achetés pour dormir 10 semaines par an.
Pas les biens vides le reste du temps.
Autrement dit :
on limite surtout ceux qui vivent ici… pas ceux qui ont transformé le Bassin en produit d’investissement.
Le vrai sujet n’est pas Airbnb. C’est l’absence d’habitants.
Sur le Bassin d’Arcachon, certaines communes dépassent aujourd’hui 60 % de résidences secondaires.
Des maisons fermées dix mois sur douze.
Des volets clos, des rues silencieuses hors saison.
Le paradoxe est cruel :
le territoire est plein de logements…
mais vide de vies permanentes.
On ne manque pas de murs.
On manque de gens.
Quand le Bassin n’arrive plus à loger ceux qui le font tourner
Ces derniers mois, j’ai entendu la même histoire, encore et encore.
Une infirmière contrainte d’habiter à 40 minutes.
Un saisonnier qu’on peine à recruter.
Un commerçant qui réduit ses horaires faute de personnel.
Un professeur qui refuse un poste faute de logement accessible.
Et à chaque fois, la même phrase tombe :
« Ici, c’est devenu impossible de vivre normalement. »
Pas impossible de venir.
Impossible de rester.
Airbnb, le coupable idéal
Airbnb coche toutes les cases : visible international facile à nommer facile à attaquer
C’est rassurant de croire qu’un bouton à tourner suffira à régler le problème.
Mais limiter Airbnb à 90 jours sans traiter la masse des résidences secondaires,
c’est un peu comme écoper un bateau en oubliant la brèche.
Ça donne l’impression d’agir.
Sans vraiment changer la trajectoire.
Le Bassin ne manque pas de logements. Il manque de logements habités.
C’est là que le débat devient inconfortable.
Parce que le sujet n’est plus une plateforme.
Il devient politique.
Collectif.
Structurel.
Fiscalité des résidences secondaires.
Règles claires à l’échelle du Bassin, pas commune par commune.
Capacité réelle de contrôle, pas seulement des annonces.
Et surtout : une question simple, mais explosive.
👉 Qui a encore le droit d’habiter là où tout le monde veut venir ?
Réguler, oui. Désigner un bouc émissaire, non.
Limiter les abus est nécessaire.
Mais faire croire qu’une mesure symbolique réglera un problème profond, c’est dangereux.
Parce qu’un jour, on se réveillera avec : un territoire magnifique très rentable très fréquenté
Et vous ?
Vous avez dû quitter le Bassin pour vous loger ailleurs ?
Vous avez renoncé à recruter faute de logement ?
Vous voyez votre commune se transformer hors saison ?
Racontez un fait précis : un lieu un chiffre une conséquence
Pas un coup de colère.
Un morceau de réel.
J’ai hâte de lire votre histoire !