Tribunes de la presse à Arcachon jouent Nearer, My God, to Thee
Le journalisme en général n’inspire que méfiance, si l’explosion de l’information est bien réelle et la construction de nombreux réseaux parallèles et complémentaires de plus en plus usitée particulièrement grâce à internet, les manipulations et les articles écrits par des professionnels ressemblent bien trop souvent à de la soupe fade au mieux, une dictée au pire….

Salle comble venue religieusement écouter la bonne parole
Comme dans toute fête ostentatoire, des people ont été invités :
- Helene Cooper, du New York Times
- Oleg Kachine, du journal russe Kommersant
- l’Algérien Akram Belkaïd
- la Tunisienne Olfa Belhassine
- John R. MacArthur, le directeur de Harper’s Magazine
- Moulay Hicham El-Alaoui, intellectuel marocain et cousin du Roi SM Mohammed VI…accessoirement dissident au régime chérifien…..
Comme un signe précurseur de l’apocalypse, c’est Philippe Labarde qui présidera ces discussions, ex directeur de l’information du Monde, responsable en 1994 de remettre le quotidien sur les voies de la modernité avec le succès que l’on sait.
Il y a une certaine nostalgie à voir ces éléphants se rendre à leurs cimetières
- le Figaro de Sartre est aujourd’hui entre les mains d’un constructeur d’avion de combat
- France Soir bénéficie des largesses du milliardaire russe âgé de 25 ans
- Le Parisien va tomber dans l’escarcelle de la Banque Rotschild
cette tribune de la presse à Arcachon est un peu le dernier titre de l’orchestre d’un Titanic depuis longtemps destiné aux sombres limbes de l’oubli.
Bassin-arcachon.org à la tribune de presse d’ Arcachon :

Intervenants venant plus parler de leur journalisme plutôt que du journalisme de demain
Paul Valery disait : « Il y a des critiques qui ne demeurent « critique » que le temps de n’avoir pas réfléchi« , si le sujet du journalisme moderne nous est familier, il n’en demeure pas loin que nous devions écouter les sempiternelles langueurs paradigmatiques et épistémologiques des égéries du milieu.
Nous n’avons pas eu le courage d’affronter les sujets issus du nombrilisme du milieu (sérieusement, iriez vous à un débat s’intitulant : Mafias : comment enquêter ?)
C’est donc vers le coeur de cible que nous nous sommes dirigé en participant aux débats sur, non pas l’avenir de la presse, (ce que l’on veut nous faire croire) mais l’avenir de cette presse !
Le débat ce samedi 1 octobre, La presse de demain : Etre journaliste

Ambiance décontractée et absence de débat de fond
Force est de constater que la salle est emplie d’ étudiants en journalisme qui sont venu soutenir leur prof Edith Remond, preuve à l’appui avec des applaudissements dignes de la claque d’un meeting politique.
Etre journaliste doit être un sujet difficile d’accès du milieu puisque nous n’en avons pas du tout entendu parlé.
Le pseudo débat ne nous a pas surpris, cela a été une auto promotion de journalisme venu prêcher pour leur gagne pain, le ton du débat a été donné dès le début :
- Internet pourrait bien être une dégénérescence du journalisme…. (animateur)
- il n’y a pas eu de révolution de la presse depuis l’arrivée d’internet (Abdou Latif Coulibaly, journaliste de la gazette de Dakar)
- les lecteurs et contacts du web ne sont pas des tuyaux d’informations (Claude Angeli du Canard enchainé),…
Les questions de la salle sont elles aussi aseptisées :
1- Personne de 50 ans demande :
n’est-ce pas le bon moment de faire des médias de grande qualité et de réflexion

Claude Angeli rédacteur en chef du Canard enchaîné était venu nous expliquer le journalisme de demain...
Digne représentant de la presse du passé, certains n’ont pas encore compris que rapidité de diffusion d’information et qualité ne sont pas forcement antinomique
2- Etudiant en journalisme demande si les personnes qui blogguent ou osent diffuser des journaux sur le net en ce prenant pour des apprentis journalistes ne sont pas une menace pour leur milieu
Là, on peut dire que cela sent le sapin quand on est tellement peu sûr de son art que l’on s’inquiète d’un « apprenti »…
On a parlé de valeurs fondamentales du journalisme, des bases de l’éthique, de l’ information entrecoupée et de sources sûres, …. bref le flot normal que l’on peut entendre dans le milieu journalistique frappé lui aussi d’ anosognosie
Faut il rappeler ici que les pages les plus vendues des journaux aillant pignon sur rue sont sur :
- l’affaire Betancourt et son document sonore enregistré illégalement et vendu aux journaux par l’intermédiaire d’avocat de la fille bétancourt
- l’affaire Murdoch où des journalistes utilisent des écoutes téléphoniques pour faire leurs papiers
- Wikileaks et ses données volées aux américains
- …..
C’est en s’applaudissement tous bien fort que nous avons clôt le chapitre, Etre un journaliste aujourd’hui, c’est un peu la même chose qu’être journaliste hier, internet n’a absolument rien changé dans cet ordre qui clône avec magnificence une progéniture prête à frayer avec une mer de sources politico économique pour nous vendre un papier dont presque personne dans cette salle n’a encore accepté la mort prochaine.
Les meilleures vidéos des Tribunes de la presse à Arcachon

